Avec un des personnages principaux répondant au nom d’Erwann Kermadec, vous aurez tout de suite compris qu’une certaine ambiance bretonnante est présente dans l’univers littéraire de Projet Tau Ceti.

Le brave homme est né à Quimper, au 28° siècle, et est l’illustre descendant d’une lignée millénaire de cultivateurs de beaux gros artichauts camus de Basse-Bretagne. Je sais que les puristes pointeront du doigt que la culture du camus de Bretagne est principalement localisée du côté de Saint-Pol de Léon dans le Finistère-Nord et du côté de Paimpol, dans les Côtes d’Armor. Et bien moi, dans l’univers de Projet Tau Ceti, ai décidé qu’on en faisait également pousser dans le Finistère-Sud ! Sa famille cultive également les vignes, et à ce propos, produit un excellent muscadet-sur-lie. Au fil de mes romans, il n’est pas rare de découvrir la famille Kermadec en villégiature loin des colonies de l’Alliance Terrienne Unifiée et de Tau Ceti, sur Terre, en Bretagne.

La Terre du 28° siècle a bien changé. Déclarée courant du 24° siècle premier patrimoine de l’Humanité, elle est depuis en voie de régénération. Toute forme d’industrialisation polluante est proscrite. Seulement 500 millions d’Humains vivent à sa surface, le reste vit dans les colonies extra-solaires. Ceux l’habitant font partie de communautés de scientifiques, de chercheurs, de biologistes, de botanistes, d’océanologues, de cultivateurs, de philosophes, d’artistes, tous œuvrant à leur manière à sa régénération et reconstruction, après des siècles d’outrages à son milieu naturel. Les parents d’Erwann Kermadec font partie de ces nombreux élus conservant domicile sur le sol de la planète bleue.

Pour en revenir au côté bretonnant, on peut croiser des vaisseaux spatiaux répondant à des noms tels que « Bro goz ma zadou », traduction : Le vieux pays de nos pères, un modèle performant de Tregor-Kerbec 270 du 27° siècle. Ou un élégant voilier nommé « Ar Gouelan louet diwar Quemper », traduction : le goéland argenté de Quimper. Et pour info, la chanson « Bro goz ma zadou », c’est l’hymne national breton.

Qui dit Bretagne, dit fruits de mer ! C’est coutumier, au fil de mes romans, que le famille Kermadec s’envoie des huîtres, langoustines, bulots, araignées de mer, homards, sans oublier pétoncles et bigorneaux… Nous n’oublierons évidemment pas les galettes bretonnes à la farine de sarrasin, farcies à l’andouille de Guéméné, sauce échalote… et un kouign amann pour dessert ! Qui dit Bretagne dit aussi musique ! Cornemuses, binious, bombardes ne sont pas en reste. Et au 28° siècle, le légendaire Festival Interceltique de Lorient a été rebaptisé et relocalisé. Il se nomme Festival Interceltique de New-Lorient et se déroule comme à l’accoutumée du premier vendredi d’Août jusqu’à son second dimanche, à New-Lorient, sur Néo-Terra, du côté de Proxima du Centaure.

Brezhoneg bemdez ! Traduction : breton tous les jours !