L’Univers est infini. L’échelle des distances est tout bonnement abasourdissante. Quand on voit simplement la taille de notre planète, ou la ridicule distance de 400.000 kilomètres la séparant de la Lune… Nous sommes des poussières d’étoiles dans l’océan cosmique infini…
Pour se déplacer dans l’univers, la principale technologie utilisée dans Projet Tau Ceti est celle dite des « trous de vers » (wormholes), comme utilisée dans des séries de S-F bien connues, « Stargate », « Star Trek – Deep Space 9 », « Andromeda », et d’autres. Cette technique permet de relier deux points distants de l’Univers et de permettre un déplacement instantané entre ces deux points. C’est en quelque sorte l’aptitude à plier l’espace pour faire se rejoindre deux points, même forts distants.
Nous citerons la Princesse Irulan, fille de l’Empereur Shaddam Paddishah 4, dans « Dune » : « …and gives them the ability to fold space… » Cette technologie est attestée par la science, juste qu’à l’heure actuelle, les moyens à mettre en œuvre pour réaliser ce genre de passage trans-spatial relèvent de la pure théorie. Les chambres de confinement qu’il faudrait réaliser suffiraient à pomper l’énergie d’une nation entière, et ce durant un certain temps… et je ne parle pas d’une nation de la taille d’Andorre ou du Liechtenstein… D’autres technologies sont utilisées, mais celles-ci ne permettent pas d’aussi longs déplacements. La plus efficace, après celle utilisant les wormholes, est basée sur un intermix matière / anti-matière, comme souvent utilisé dans les films et séries « Star trek ». Elle permet de couvrir assez rapidement (cela se compte en jours, voire en semaines, en fonction du déplacement sollicité) des distances conséquentes, se limitant malheureusement à quelques années-lumière, mais n’influant pas sur les lois de la relativité.
Vient ensuite le bon vieux moteur ionique, qui reste toujours bien dans la course, de par une grande fiabilité. Sa technologie se limitera à des trajets internes à un système planétaire. C’est ce mode de propulsion qui équipe exclusivement toute une gamme d’intercepteurs, de chasseurs-bombardiers, de patrouilleurs, de vaisseaux de combat de faible tonnage, ainsi qu’une très large gamme qui va des navette de liaison inter-colonies aux vaisseaux de relevés scientifiques, en passant par les cargos minéralier, les yachts stellaires, les luxury liners, et autres vaisseaux de plaisance. Et en queue de peloton, la propulsion nucléaire. Lente, polluante, et parfois instable. N’est plus en service que sur de vieux vaisseaux pour lesquels il serait trop coûteux de faire un upgrade vers un mode plus fonctionnel. Même dans la navigation spatiale, l’Alliance Terrienne Unifiée tient à un certain respect de règles environnementales. Déjà que sur Terre, les déchets nucléaires mettront des milliers d’années à se décomposer, alors je vous laisse imaginer combien de millions d’années il leur faudra, dans le vide intersidéral où règne en maître un froid absolu de -272°. Une forme d’écologie spatiale est présente dans Projet Tau Ceti.